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Les fonds prestigieux

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Cartulaire de Viane, 1274-1473 (314 EDT AA 1)

Si le département du Tarn peut compter sur des fonds communaux importants et  somme toute relativement préservés, certains fonds se révèlent particulièrement précieux et prestigieux, que cela soit en raison de la présence de documents rares ou spectaculaires ou de l'abondance des sources depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours. Beaucoup d’éléments cités dans cette partie proviennent du Guide des lecteurs des Archives du Tarn rédigé par Maurice Greslé-Bouignol et publié en 1978.

Compoix "poilu" de Castelnau-de-Montmiral, 1602 (64 EDT CC 11)

On peut ainsi admirer quelques documents qui font la fierté de nos dépôts, tels la charte de fondation de Castelnau-de-Lévis et son étonnant étui de cuir illustré (63 EDT AA 1), ou encore le cartulaire de Viane (314 EDT AA 1) ou le livre ferrat de Cordes (AA 1) . De même, les compoix, qui sont une des richesses des archives communales, sont aussi des documents imposants, parfois enluminés comme à Brousse ou à Saint-Julien-du-Puy (40 EDT CC 2 et 258 EDT CC 1). Certains documents peuvent se révéler étonnants ou extraordinaires, au sens premier du terme, tel les compoix « poilus » (car leur reliure comporte encore les poils de l'animal) de Castelnau-de-Montmiral (64 EDT CC 11 et les suivants)...

Incendie criminel à la forêt de Montagnol, Castelnau-de-Brassac, 1807(62 EDT 2 D 3)

Enfin, il ne faut pas oublier que les documents d'archives sont avant tout des sources d'information : certains d'entre eux, anodins dans leur forme, renferment des informations cruciales, émouvantes ou simplement révélatrices d'un état d'esprit ou de l'histoire quotidienne des communautés. On pourrait ainsi citer l'article des comptes consulaires d'Albi relatant la visite de saint Vincent Ferrier dans l'Albigeois au XIVe siècle (4 EDT CC 172), la délibération des consuls en 1341 de Castelnau-de-Montmiral relative à la réalisation d'une croix en expiation de leurs péchés (64 EDT CC 44, prouvant au passage que la croix de Castelnau est locale et non un cadeau du roi ou du pape...), ou encore l’enquête après un incendie vraisemblablement criminel dans la forêt de Montagnol à Castelnau-de-Brassac au début du XIXe siècle (62 EDT 2 D 3).

Le prestige de certains fonds tient aussi au fait qu'ils couvrent, sans trop de lacunes, une large période. C'est le cas notamment des archives de la ville d'Albi – dont les 35 mètres linéaires d'archives anciennes sont déposés aux Archives départementales du Tarn –, de celles de Cordes, de Castres et de Rabastens (conservées en commune) ou de Castelnau-de-Montmiral, même si ces dernières ont beaucoup souffert de mauvaises conditions de conservation au siècle dernier. Plus modestement, on signalera tout particulièrement les fonds des communes d’Ambres, Boissezon, Brens, Lisle-sur-Tarn pour leurs liasses relatives aux affaires militaires à l’époque des guerres de religion, celui de Castelnau-de-Montmiral pour ses comptes des XIV et XVe siècles, ceux d’Ambres, Labruguière, Lacaune, Lautrec, Lavaur, Puylaurens, Réalmont pour leurs registres de délibérations consulaires remontant à la première moitié du XVIIe siècle. L'état des fonds des archives communales se fait largement l'écho de cette richesse.

La ville d’Albi, dont le dépôt des archives anciennes en 1966 aux Archives départementales fait figure d’exception pour une ville chef lieu du département, comprend le fonds communal le plus complet et le plus intéressant du département, remontant à 1220. On peut noter en particulier la présence d’un cartulaire en 7 volumes de 1220 à 1860 (4 EDT AA 1 à 8) ou sa collection de délibérations, de comptes et de compoix depuis le Moyen Âge. Les archives modernes et contemporaines, quant à elles, sont conservées au service des archives municipales de la ville d’Albi, installées dans un nouveau bâtiment depuis 2007.

Les archives de la ville de Cordes, bastide fondée en 1222 par Raimond VII, comte de Toulouse, pour fortifier ses possessions au nord du Tarn, constituent l’un des fonds les plus riches de l’Albigeois, eu égard à l’importance de la commune. Les Archives départementales ont en dépôt depuis 1880 toutes les archives anciennes à l’exception du cartulaire coté AA 1 dit « le libre ferrat » de 1273 à 1625 conservé à la mairie. Ces archives ont fait l’objet d’un inventaire particulièrement détaillé et précieux, rédigé par Charles Portal, directeur des Archives départementales du Tarn de 1890 à 1927 et enfant de Cordes (voir l'Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790, Albi, 1903). Les archives modernes, fonds volumineux déposé dans la deuxième moitié du XXe siècle, sont en cours de classement.

La ville de Castres, sous-préfecture du Tarn, conserve la totalité de ses archives à la médiathèque. Les archives anciennes ont été répertoriées par l’archiviste municipal Maurice Estadieu en 1881 dans l’Inventaire-sommaire des archives communales de la ville de Castres antérieures à 1790, Castres, 1881. La partie ancienne y a beaucoup plus souffert qu’à Albi. Peu de documents sont antérieurs à la fin du XVIe siècle. Les liasses ont été reliées au XIXe siècle. Parmi les documents les plus anciens, on notera la présence de la copie d’une charte des coutumes de Castres remontant au XIVe siècle. On signalera aussi des documents, issus de la série BB, qui témoignent de l’administration consulaire de 1372 à 1789. La partie moderne et contemporaine est beaucoup plus complète et le service d’archives de la ville a mis en place une politique de collecte des archives municipales efficace.

Gaillac : Ce fonds  ne comporte que peu de documents antérieurs au XVIe siècle. Nous signalerons, dans la série AA, la présence du cartulaire rédigé vers 1850 par M. Hugonet, alors secrétaire de mairie. C’est la copie des documents les plus importants des archives communales et M. Hugonet y a réuni quelques chartes extraites de l’Histoire générale du Languedoc (AA 1). Aujourd’hui, les archives communales de Gaillac sont toutes regroupées à la tour Peyre de Brens.

Rabastens : cette commune conserve un fonds important d’archives anciennes dont le premier document conservé date de 1228. Il s’agit du « livre des coustumes de la maison commune de Rabastens en Albigeois » regroupant des transcriptions d’actes de 1228-1668 (AA 1). Rabastens compte aussi une suite quasi continue de registres de délibérations de 1567 à 1785 et un cadastre fourni commençant dès le XIVe siècle. Aujourd’hui, les archives de Rabastens, tant anciennes que contemporaines sont toujours conservées à la mairie.

Mazamet : le fonds des archives communales conservé en mairie comprend, en particulier, la copie du XVIe siècle de la charte de Jourdain de Saissac, seigneur d’Hautpoul, portant concessions et privilèges aux consuls d’Hautpoul-Mazamet en 1244 (AA 1). Mazamet possède la collection des registres de délibérations de 1632 à 1790. Les archives municipales détiennent aussi la collection d’état civil, aussi bien pour les paroisses catholiques (depuis 1680) que protestantes (depuis 1618). Les archives, conservées autrefois à la médiathèque, sont maintenant consultables à la Maison des Mémoires.

Carmaux : toutes les archives sont conservées dans la commune dans laquelle existe un service d’archives municipales. La commune s’étant surtout développée au XIXe siècle, elle compte peu d’archives anciennes ; on notera cependant le compoix de 1654 (CC 1) ainsi que cinq registres paroissiaux de 1610 à 1792 (GG 1 à 5). Les archives municipales de Carmaux accueillent en dépôt les archives des mines de Carmaux, gérées par les Archives départementales du Tarn.

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