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Les archives anciennes

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Cartulaire d'Albi, 4 EDT AA 6

Certaines villes, comme Cordes, Albi, Castelnau-de-Montmiral, Rabastens, possèdent des archives importantes depuis le XIIIe siècle. C’est le cas notamment d’Albi dont les archives comptent des documents parmi les plus anciens mais aussi les plus beaux (à l’image du cartulaire enluminé) dans le Tarn. De fait, dès le XIIIe siècle, les consuls d’Albi mettent en place un embryon d’administration qui se développe au fil du temps. D’emblée, les décisions sont consignées dans des chartes et des registres, dont la rédaction et la garde sont confiées à des notaires. C’est ainsi que les Archives conservent les registres de délibérations ou les comptes consulaires depuis le XIVe siècle, et que le cartulaire, en 7 volumes, court jusque dans les années 1860.

 

Charte de fondation de Castelnau-de-Lévis et son étui, 1256

Mais ce qui est admirable dans notre département ce n’est pas tant les archives d’Albi ou de Cordes que l’importance des archives anciennes dans beaucoup de communes. On doit signaler les quelques chartes de fondation ou de coutumes encore conservées (Cordes en 1222, Castelnau-de-Lévis en 1256, Castelnau-de-Montmiral en 1288…), mais c’est pour l’administration quotidienne des communautés que l’on trouve le plus de documents. L’historien pourra ainsi travailler sur les délibérations consulaires, qui, ancêtres des délibérations municipales, reflètent les décisions prises par les consuls tout au long de leur mandat. De même, en regard de ces délibérations, les archives conservent encore parfois les registres de comptes voire les pièces annexes à la comptabilité, si précieuses pour entrer dans le quotidien de la gestion consulaire. Autre grande collection des archives consulaires : les compoix ou cadastres (pour plus de précisions sur les compoix, voir Compoix et cadastres du Tarn, sous la direction de Jean Le Pottier,  Albi, Archives et Patrimoine, 1992). Ces documents, gros registres volumineux, étaient réalisés tous les 50 ans environ, afin d'établir l’assiette fiscale de la taille, impôt royal portant sur les biens roturiers. Ils constituent l’ancêtre à la fois de la matrice cadastrale et du rôle de l’assiette. Les compoix, mis en place parfois dès le XIVe siècle comme à Albi, ont été précieusement conservés par les consulats puis par les communes, même si on doit déplorer de nombreuses pertes. Enfin, il convient de signaler aussi la présence précoce dans le Tarn, de registres paroissiaux (y compris protestants) dès le milieu du XVIe siècle. On signalera par exemple ceux d’Albi ou ceux, pour les protestants, de Mazamet conservés aux Archives nationales (cf. fiches Albi et Mazamet).

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